Premiers départs, et premier bilan
La Good Bye party l'avait annoncé: il est venu le temps des premiers départs. Il est à la fois dur d'y croire et triste de se dire que c'est déjà la fin du début (le début de la fin???non j'espère pas!) et que bientôt ces petits nouveaux qui sont encore inconnus et auxquels on a si souvent pensé qu'ils seraient les remplacants de personnes irremplaçcables ne vont pas tarder à arriver. Il faudra tout leur expliquer, ne pas se planter entre lättfil et lättmjolk, comment gruger dans le pendeltåg, leur dire de ne pas prendre tel ou tel cours merdique... Il faudra supporter leur blagues que nous consiérerons stupides dès lors , puisque nous les faisions nous mêmes, du genre: nästa Tumba, Tåget forsatter mot: Märsta (avec un accent stupide suédois)... (Si ça se trouve nous mêmes nous nous en lasserons pas de ces blagues... Oui je ne m'en lasse toujours pas moi...). Il est dur aussi de se dire qu'il faudra bien les associer à cette expérience erasmus qui pour nous n'est associée pour le moment qu'aux personnes du 1er semestre. Mais je n'en doute pas, le 2e semestre avec ces nouvelles têtes (qu'il me tarde de connaitre) sera aussi bien que le 1er.
En attendant, au delà de ces considérations (non intempestives) mais plus ou moins philosophiques (si on peut dire ça comme ça), il faut dire aurevoir à des personnes que l'on aime, apprécie, ou cotoye... Cela est donc plus ou moins difficile. (Plus que moins) étant donné qu'en si peu de temps, mais en se cotoyant 24 sur 24 les liens se créent vite, très vite, et perdure (persisteront-ils aprés??je l'espère).
La première à nous quitter, ma comparse de région: Julie (sans doute une de celle que j'aurai voulu voir partir en dernier). Alors pour cela, il fallait bien marquer le coup. Grand dinner dans les petits plats riksteniens.




Le taxi de sa majesté la reine de la soirée, sous el regard inquiet de Kévin. Under control...lol
De plus, pour finir, Katrin avait fait un excellentissime Appelstrudel (sorry katrin but i don't know how to write it...i don't speak german).
Soirée longue mais savoureuse à tous points de vue. Et le lendemain, elle est partie. Après quelques aurevoirs (très pénibles je n'aime pas les aurevoirs), après l'état des lieux, la refourgaison des inconsommés pour échange de services rendus, les échanges de chaise bancale ou de tapis plus confortables, un nom enlevé sur la porte et la boîte aux lettres, c'est un peu de riksten qui part... Le bus est parti. Bizarrement l'après midi je me suis retrouvé à Ikea à faire des emplettes, lieu où l'on s'est aperçu (t'en rappelle tu julie??) que nous venions de la même contrée à quelques km de distance, et qu'il fallait se retrouver à quelques milliers de km de là pour faire connaissance. Puis il y a eu l'épopée du tapis qui tombe sur le seul rosier sauvage de suéde poussant devant l'unique fenêtre de Julie. Mais on s'en est sorti. Et puis pleins d'autres bonnes soirées passées en ta compagnie.
Depuis ce premier départ, ça n'a pas arrêté, ils se sont enchaîné, les uns les autres.
Regrets de voir partir certaines personnes, remords de ne pas avoir mieux connu certaines, ou de ne leur pas avoir plus parler... Pleins de choses loupées à attendre bidul et machin chose pour faire ci ou ça. Au final, pas mal de projets inaboutis car on attend toujours quelqu'un qui manque à l'appel. C'est ça aussi que de vivre en erasmus, on ne peut pas se passer des uns et des autres, et en attendant on reste inactif, et on loupe pleins de trucs. Alors, après ces premiers six mois, la leçon à retenir (qui me vient d'Agueda): "Now i feel free to go with everybody". (Faut dire qu'Agueda n'a pas de mal, elle est tellement sociable et bohême a la fois). Alors désormais s'est décidé, ne plus s'enfermer dans des dynamiques de groupes (auxquels nous sommes quand même bien obligés d'adhérer à un moment donné), bouffer encore et encore plus de la suéde et de ses alentours, de ses personnes que cette expérience nous permet de découvrir, des suédois qui se font rares dans nos relations publiques... de TOUT.
En bouffer encore et encore...
Merci pour ce premier semestre. Le premier semestre est presque mort, vive le deuxième!